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Introduction
Méthode expérimentale
Protocole expérimental
Résultats

Nuit1 

Nuit2 

Nuit3 

Nuit4 

Nuit5 

Nuit6 

Nuit7 

Nuit8 

Conclusion


Introduction :

    Le rêve lucide est un état particulier du sommeil dans lequel le rêveur,  bien que parfaitement endormi sur le plan physiologique,  est conscient de rêver et cela sans se réveiller. Je m’intéresse aussi aux phénomènes de dédoublement, voyages hors du corps ou O.B.E (out body experiments en anglais), projection dite astrale car je les expérimente de temps en temps. Ces derniers phénomènes consistent à avoir la très forte impression, voire l'intime conviction qu'un "substrat incorporel", support de ma conscience,  sort de mon corps en temps réel. C'est une expérience très étrange !  La question que je me pose est la suivante :
- une expérience hors du corps (EHC) n’est-elle qu’un rêve dans lequel le rêveur croit qu’il est parfaitement réveillé (alors qu'au contraire il est endormi), sort de son corps,  passe à travers la matière et se promène dans la réalité physique de sa chambre ou plus loin encore. Il peut même voir son corps physique paisiblement endormi.
- ou bien, ce n’est pas un rêve, une forme " d’énergie " s’échappe effectivement du corps physique et explore le monde habituel en temps réel ou d'autres lieux ?

    … En fin de nuit, au mois d’avril 1998, je suis allongée dans mon lit, je sens mon corps paralysé comme si ce dernier était enfermé dans une camisole en béton. Je sais que dans cet état particulier plutôt étrange et peu rassurant, si je force ma volonté, j’arrive finalement à vaincre cette paralysie et à soulever un bras ou une jambe. Étrangement, ce bras a la même forme que mon bras et ma main réels, mais avec l’apparence d’un brouillard bleuté quasiment transparent. (Cliquez sur la miniature ci-contre qui représente un photo-montage de l'effet perçuMAINBL.JPG (482125 octets)). En effet, je peux voir à travers ce brouillard, sans difficulté, les meubles de ma chambre car la lumière du jour filtre par les volets. En passant par hasard cette main dédoublée devant ma table de chevet, je remarque un phénomène curieux : l’indice de réfraction de la lumière est modifié. En termes simples : je voyais ma table par transparence derrière ma main dédoublée avec un petit décalage dans l’espace. (mettez un bâton dans un verre d’eau et à l’interface air eau, le bâton semble cassé).
    Cela me donna l’idée de vérifier si ma main dédoublée était une réalité physique ou non, en mesurant l’indice de réfraction (ou plus exactement le défilement d’un système de franges d’interférences laser) au cours du temps,  d’un certain volume d’espace au-dessus de mon lit. Sans entrer dans trop de détails techniques, les interférences résultent de la superposition de deux vibrations de même longueur d'onde (ici la lumière de 670 nanomètres de longueur d'onde d'une diode laser). On obtient alors un système de franges d'interférences très sensibles à la moindre perturbation du chemin optique emprunté par la lumière. (voir le premier schéma Méthode expérimentale).
    Une remarque au sujet du phénomène de paralysie cité plus haut : en phase de sommeil dit paradoxal, le tonus musculaire s'effondre car une zone particulière du cerveau inhibe l'action de certains nerfs moteurs de façon à éviter au dormeur de se lever et de se cogner dans les murs en vivant son rêve. C'est une bonne sécurité inventée par la nature ! Un dormeur habituel n'a pas conscience de ce mécanisme qui à mon avis explique la sensation de paralysie.

Méthode expérimentale :

Schéma de l’interféromètre construit et photographies de quelques détails:
croquis.jpg (20470 octets)    emetteur.jpg (31863 octets)ok    recept.jpg (23747 octets)ok

Le capteur C.C.D est relié à un ordinateur qui enregistre au cours du temps trois paramètres :
    - la quantité de lumière qui arrive sur le capteur (courbe jaune ),
    - le déplacement d’une frange (courbe rouge ),
    - l’état de l’interrupteur d’événement, une diode bleue s’allume si ce dernier est fermé (trait  vertical bleu).


Protocole expérimental :

    Un ordinateur enregistre toute la nuit et cela pendant 31 nuits consécutives les trois paramètres cités précédemment à raison d’une mesure toutes les 0,6 seconde environ.
Il s’agit de faire passer au moins 5 fois assez lentement, la main ou la jambe dédoublée dans l’un des faisceaux laser placés à 35 cm au-dessus du lit. Lorsque je me réveille d’un rêve lucide ou d’un état dédoublé, je dois appuyer immédiatement sur l’interrupteur d’événement (trait vertical bleu) pour le signaler à l’ordinateur.
    Quelques tests ont été pratiqués sur la sensibilité du montage notamment en pulvérisant près des faisceaux, du gaz butane issu d’un briquet (sans l’allumer !) ou encore en intercalant dans l'un des faisceaux, une lamelle en verre de microscope.

tests.jpg (41013 octets)


Résultats:

   Sur les 31 nuits enregistrées, le premier rêve lucide n’eut lieu qu’à la 11ème nuit. Il y eut en tout 10 nuits avec des rêves lucides ou des états dédoublés. 
Ce qui suit représente un échantillon des résultats obtenus.

Nuit1 (le 9 mai 2000). nuit1_9.jpg (49793 octets)okCommentaires : Nuit normale. Les oscillations relativement rapides au début à gauche sur la courbe rouge sont dues au laser qui vient juste d’être mis sous tension et qui doit se stabiliser. Plus loin, les lentes oscillations sont dues aux variations (de 1,5°C maximum) de température de la chambre.


Nuit2 (le 11 mai 2000). nuit2_11.jpg (55357 octets)ok Commentaires : J’appuie sur l’interrupteur juste après m’être réveillée d’un état de dédoublement qui a duré quelques secondes seulement. Il me semble être passée par le haut du corps, pour éviter les faisceaux ? !
Nuit3 (le 12 mai 2000). nuit3_12.jpg (54820 octets)ok Commentaires : J’appuie sur l’interrupteur juste après m’être réveillée  d'un rêve lucide.
…(Je ne me souviens plus du début du rêve.)…Je marche sur un trottoir qui longe une grande avenue (assez déserte) d’une ville. Soudain, des adolescents me dépassent en courant. J’interpelle l’un d’eux au hasard et lui dis que tout ceci n’est qu’un rêve. Je décide pour le lui prouver d’enfoncer les doigts de ma main droite dans le sol goudronné du trottoir. A ma grande surprise, il est aussi dur qu’un sol réel ! Je précise au gamin que parfois, les choses sont plus subtiles que moi. Attendez dis-je, puisqu’il s’agit d’un rêve je peux le diriger. Je décide que la prochaine voiture qui va emprunter cette avenue sera rouge. Je répète mentalement : voiture rouge, voiture rouge. Un homme avec un pull rouge surgit d’une rue sur la droite, puis un cheval au galop et son cavalier, l’ensemble peint en rouge ! Et enfin quelques secondes plus tard une belle voiture rouge. Ah ! , j’ai réussi, êtes-vous convaincu maintenant ? Non, me répond-il. Que voulez-vous que je fasse apparaître ? Un dépanneur de lampadaires rétorque-t-il. Je trouve son idée curieuse, néanmoins, je répète mentalement : un dépanneur de lampadaires, un dépanneur de lampadaires. Quelques secondes plus tard, j’aperçois au loin un groupe d’hommes qui remontent l’avenue dans notre direction. Ils examinent chaque lampadaire de l’avenue. Un des hommes du groupe arrive à notre hauteur. Je lui demande s’il est un " dépanneur de lampadaires ", il me répond que non, mais la personne qui le suit en est un. Je me retourne vers le gamin qui ne semble toujours pas convaincu. Nous continuons de marcher. Un homme ouvre une petite porte sur la façade du mur que nous longeons. Il arrête le gamin, lui montre des graffitis grivois écrits sur la porte. Venez, dis-je au gamin, ce ne sont que des bêtises. Mes personnages de rêve sont très basiques, j’en suis désolée. Pouvez-vous me dire quelle expérience ou preuve serait susceptible de vous convaincre que tout ceci n’est qu’un rêve ? Cela fait plus d’un an et demi que je pose ce genre de question, mais je n’obtiens pas de réponse ou je me réveille avant de l’obtenir. Un peu plus loin, sur le côté opposé où nous étions, le gamin ouvre une petite porte et me demande d’entrer. Pourquoi voulez-vous m’enfermer dans ce cagibis ? , je continue de marcher.
Je me réveille.

Remarque : je n’ai pas encore réussi à faire le protocole prévu !


Nuit4 (le 13 mai 2000). nuit4_13.jpg (87946 octets)ok Commentaires : J’appuie sur l’interrupteur juste après m’être réveillée d’un état de dédoublement. La partie du  graphique entourée en pointillés verts a été agrandie dans zoom.
…J’ai conscience d’être allongée dans mon lit, le décor n’est pas celui de ma chambre. Sur ma droite sont alignés des petits animaux en peluche. Collée sur le mur droit, il y a une petite surface de Gauss en 3D et en couleur. Je la prends délicatement entre mes doigts de la main droite. Puis, je décide comme prévu de faire osciller ma jambe gauche à travers les faisceaux laser. J’ai quelques difficultés à la soulever (comme si elle pesait très lourd, sensation normale de cet état) et enfin elle se soulève. Sa couleur est marron et non bleutée transparente, ce qui signifie peut-être que je suis plutôt dans un rêve lucide habituel. Je passe et repasse dans les faisceaux, du moins là où je pense qu’ils se situent, ensuite avec les deux jambes. Je pratique cet exercice pendant une trentaine de secondes sans rien sentir de particulier. Constatant enfin que mes jambes oniriques semblent enflées et lacérées au niveau des chevilles et des mollets, j’arrête et décide de me réveiller.
Je me réveille.

Remarques : J’ai une légère sensation douloureuse au niveau des chevilles, comme si ces dernières avaient été serrées avec des lacets. Cela s’estompe au bout d’une dizaine de minutes.
Il n’y a rien de visible sur les courbes enregistrées !


Nuit5 (le 14 mai 2000).nuit5_14.jpg (89759 octets)ok Commentaires : J’appuie sur l’interrupteur juste après m’être réveillée d’un rêve lucide. La partie du graphique entourée en pointillés verts a été agrandie dans zoom.
… Je me lève, mais je sais que je rêve. J’appuie sur l’interrupteur sur ma gauche (pour signaler à l’ordinateur un changement d’état), la diode bleue sous l’interrupteur ne s’allume pas. Cela me confirme que je suis bien en train de rêver. (Apparemment, difficultés à créer instantanément un rayonnement lumineux en rêve lucide.) Je passe et repasse dans les faisceaux laser pendant une trentaine de secondes puis décide de me réveiller.

Remarques : Il n’y a rien de visible sur les courbes enregistrées. Il y a beaucoup de vent dehors, la courbe de déplacement des franges est assez bruitée.


Nuit6 (le 16 mai 2000). nuit6_16.jpg (89131 octets)okCommentaires : J’appuie sur l’interrupteur juste après m’être réveillée d’un rêve lucide. La partie du graphique entourée en pointillés verts a été agrandie dans zoom.
…En rêve non lucide, je me lève de mon lit car j’entends sur ma gauche, provenant de l’extérieur de la maison, le bruit d’un gros moteur de tracteur. Il fait grand jour, j’inspecte les pièces de la maison (elles ne sont pas disposées de la même façon que les pièces réelles, mais je ne m’en rends pas compte). Une fenêtre est restée ouverte, je la ferme. Je reviens dans mon lit, je vais pour éteindre la diode, mais je remarque qu’elle est déjà éteinte, j’ai du oublier de l’allumer tout à l’heure en me levant me dis-je. A tâtons car il fait très sombre, je cherche l’interrupteur avec ma main gauche, je le trouve et remarque qu’il est bien en position haute donc diode éteinte dans ce cas. Je prends alors conscience que je rêve tout cela depuis le début !(J’étais à l’état dit de faux éveil.)
…En rêve lucide, je décide d’approcher ma main droite onirique (aspect identique à ma main réelle vue dans une pièce sombre)de l’objectif de microscope qui se trouve sur ma gauche. Je touche d’abord le trépied en métal, je le sens très lisse, mais je remarque curieusement qu’il n’est pas froid. J’arrive enfin sur l’objectif et je me fais la même remarque, il n’est pas froid. Je le vois très précisément, comme si mes yeux étaient à 5 cm. Je passe et je repasse (22 fois) doucement l’index et le majeur devant l’objectif. A chaque passage, je vois la tache rouge du faisceau laser sur mon doigt qui me procure une sensation de chaleur forte par rapport à la réalité, mais ce n’est pas douloureux. Je décide de me réveiller.

Remarque : Il n’y a rien de visible sur les courbes.


Nuit7 (le 18 mai 2000). nuit7_18.jpg (56214 octets)okCommentaires : J’appuie sur l’interrupteur juste après m’être réveillée d’un rêve lucide.
…Ma chambre et la cuisine sont remplies de t-shirts genre Lacoste empilés les uns sur les autres. Je sors en passant à travers la porte et me retrouve dans le jardin, il fait assez sombre. Je me dirige vers la grande maison, j’entre en passant à travers le mur. Le salon n’est pas disposé de la même façon que le salon réel. Je décide de tester les sensations physiques que me procure mon corps onirique. Je marche, puis sautille sur place. Je ne fais pas de différence par rapport au corps physique réel en dehors du fait que je le sens plus " vibrant ". Je regarde ensuite la porte d’entrée de ma maison, elle s’ouvre et je me vois sortir (habillée avec les vêtements que j’avais la veille à l’état de veille), mon autre moi-même se dirige vers moi ! Viens voir me dit mon autre moi-même, les chats sont en train de lacérer tous les t-shirts. Cela n’a pas d’importance et ça ne m’intéresse pas lui dis-je. En présence de mon autre moi-même, je sens mon corps onirique moins " vibrant "… Tout ceci n’est qu’un rêve, tout est créé dis-je. Une femme qui ressemble vaguement à ma mère me dit qu’elle se sent tout à fait elle-même et non la création de quelque chose ou de quelqu’un. Je comprends votre sentiment lui dis-je, mais il s’agit pourtant d’un rêve…
…Je regarde des photographies de gravures encadrées, je félicite l’homme qui les a réalisées car il n’y a pas d’ombre, ni de lumière parasite. Ce dernier me dit qu’il a un secret pour réussir ses photos. " C’est un secret que je garde jalousement, mais exceptionnellement je vais vous le révéler " me dit-il. (Mentalement, je me dis que tout son baratin me fait bien rire car je sais que je rêve). Je sais lui dis-je, vous avez intercalé un écran anti-reflet. C’est exact ! Il semble très surpris…
Je me réveille.

Remarques : Dommage de ne pas avoir posé de questions à mon autre moi-même. La veille j’avais examiné des photos mal réussies. Rien de visible sur les courbes.


Nuit8 (le 21 mai 2000). nuit8_21.jpg (59379 octets)okCommentaires : J’appuie sur l’interrupteur juste après m’être réveillée d’un rêve lucide n°1.
… Soudain, je prends conscience de rêver car le placard de ma chambre n’est pas à la bonne place et ouvert. Ma fenêtre est aussi ouverte, je l’enjambe et sors. J’entends le bruit d’un moteur. En effet, une grande voiture de couleur jaune vert au style futuriste se gare sur ma gauche. Un homme à la tête et à l’allure curieuse descend de la voiture. Il mesure au moins 2,50 mètres ! Il se dirige vers moi, je ne me sens pas très rassurée ! Je le salue, il fait de même. Nous faisons quelques pas. " Si nous allions prendre le petit déjeuner ? " me propose t-il. Je suis d’accord et nous continuons à marcher. Je remarque l’absence soudain de son pantalon, je vois ses deux longues jambes et ses fesses. Je lui fais part de cette nouvelle perception. Immédiatement, il est de nouveau habillé !
Je lui montre ma main droite et lui demande ce qu’il voit. Une main me répond-il. Eh non, fis-je en souriant, c’est un gant ! Je retire le gant de ma main. Il semble ne pas comprendre l’utilité d’un gant…(Je m'amuse parfois à faire volontairement des blagues à mes personnages oniriques pour observer leur réaction, mais je ne sais jamais à l'avance comment ils vont réagir !)

   
Changement de scène, je suis allongée dans mon lit dans ma chambre telle qu’elle est vraiment, mais je ne suis pas réveillée. Je regarde mes mains en allongeant mes bras oniriques devant moi. Je remarque alors deux paires de mains : mes mains oniriques ayant le même aspect que mes mains physiques et un peu plus loin, mes mains oniriques " bis " transparentes et bleutées. Vite me dis-je, il faut que je les passe dans les faisceaux laser, mais je n’y parviens pas.
Je me réveille.
J’appuie sur l’interrupteur juste après m’être réveillée d’un rêve lucide n°2.
Je passe et repasse mes mains oniriques dans les faisceaux pendant environ 1 minute. Puis, je décide de me réveiller.

Remarque : Rien de visible sur les courbes.


Conclusion :

Le système de franges est sensible :
  • aux variations de température,
  • à la nature du gaz traversé par les faisceaux,(ici de l’air, sauf pour les tests où il y a un peu de gaz butane de briquet.)
  • à la distance parcourue par les faisceaux,(cette grandeur est constante aux vibrations près.)
  • à la stabilité du rayonnement laser.(Il y a toujours au début de la mise sous tension du laser un déplacement relativement rapide des franges.)
En accord avec mes résultats expérimentaux de mai 2000, il n’y a aucune action en rêve lucide,  ou en l’état dit de " dédoublement " de mon corps ou de ma main onirique sur le déplacement des franges d’interférences laser.
    Dans cet état de sommeil particulier, le cerveau reconstruit avec une précision époustouflante la réalité de ma chambre et des appareils de mesure. On pourrait facilement croire qu’il s’agit de ma véritable chambre dans laquelle une réplique éthérée de moi-même se déplace, ausculte les objets présents et les traverse sans difficulté. Mais, j’ai parfois remarqué qu’il y avait des erreurs dans le décor : un objet n’était pas à la bonne place ou manquait ou encore était ajouté, mais je n’ai jamais noté d’erreur de perspective. Comment expliquer l'absence de la sensation de froid en touchant un objet métallique à la température ambiante ou la trop forte chaleur du faisceau laser (voir nuit6.), sinon par une reconstruction plus ou moins fine de la réalité habituelle et même parfois aussi par une reconstruction outrancière ? 
Ce sont donc deux mondes différents. En l’état actuel de mes connaissances je considère que les actions physiques du monde rêvé n’ont aucune influence directe sur le monde habituel, la réciproque est fausse évidemment. D'autre part, je ne fais pas de différence fondamentale entre le rêve et l’état dit de " dédoublement ou de projection astrale ". Ce dernier n’étant qu’un rêve au scénario bien plus étrange que d’habitude (voir l'état intermédiaire pour une réflexion plus approfondie).
    Quelques mots sur l’état appelé : faux éveil. (voir nuit6.) Pour un rêveur lucide, cela semble paradoxal d’être persuadé pleinement réveillé après une bonne nuit, de se lever comme d’habitude et de s’apercevoir que tout cela n’est encore que du rêve ! Ce phénomène m’arrive de temps en temps. Le plus curieux, c’est lorsqu’il se produit de manière récurrente, je me demande si je suis enfin réveillée ou bien si je suis encore dans une boucle du rêve !
     Je me pose souvent la question :
    Qu’est ce qui est plus réel, la réalité habituelle ou la réalité du rêve ? Je résous ce problème de la manière suivante : je considère le monde dans lequel j’ai l’impression de passer le plus de temps et qui se reproduit identiquement à lui-même avec une trame chronologique, c'est à dire qui est finalement très stable dans le temps et dans l'espace, comme étant le plus réel de tous, à savoir la réalité habituelle. Mais ce statut me semble bien fragile. En effet, lorsque nous rêvons au cours de notre sommeil, et cela sans être lucide, comme la majorité d'entre nous, nous sommes persuadés que tout ce qui nous arrive est réel, le rêve est alors très stable et parfois même complètement idiot, mais nous ne remarquons pas d'incohérences, jusqu'à notre réveil ! Pourquoi ne pas alors inférer qu'il en serait de même des expériences que nous vivons à l'état de veille ? Bien sûr, cela n'enlève rien à leurs pertinences. Et si il n'y avait point de réveil, que pourrait-il bien se passer ? Saurions-nous jamais que nous avons rêvé ?
    Les physiciens nous enseignent que la matière (solide, liquide ou gazeuse) est essentiellement constituée d'électricité et de vide. La physique quantique tend à prouver que les objets physiques subatomiques, n'existent pas par eux-mêmes, séparément les uns des autres, avec une forme, une position, une vitesse etc. bien spécifiées. Il s'agit évidemment de modèles.
En réfléchissant à cela, il me semble qu'il n'y a pas plus immatériel que la matière. Mais alors, pourquoi ne peut-on pas enfoncer la main à travers une table, ou encore, pourquoi la matière apparaît-elle si solide ? Car à l'état solide, les atomes sont très proches les uns des autres (moins d'un milliardième de mètre), ils interagissent donc très fortement par des forces d'attraction et de répulsion d'ordre électronique, afin de maintenir une position d'équilibre stable. Il faut en effet fournir beaucoup d'énergie pour casser cet équilibre, d'où l'apparence de la solidité. Je conseille à ce sujet la lecture du livre de Pablo Jensen.
En fonction des flux énergétiques issus de nos cinq sens, le cerveau (grâce à sa connectique neurale de base et ses propres schémas internes) construit une représentation du monde ou pseudo réalité (la réalité habituelle), suffisamment complexe, pertinente et compréhensible pour lui permettre de vivre et d’évoluer aussi bien que possible. Mais alors, comment expliquer que nous avons tous à peu près la même représentation, un arbre est un arbre pour tous les individus ? Tout simplement parce que nous avons a peu près tous le même cerveau, du moins dans ses fonctions de base et partageons la même culture humaine dans ses grandes lignes. 
    J'ai l'intime conviction que cette représentation du monde ne coïncide absolument pas avec la réalité telle qu'elle est vraiment car,
  il peut y avoir autant de représentations différentes que de façon de décoder ces flux informationnels et énergétiques. Si nous percevions directement la réalité, peut-être verrions-nous un embrouillamini de données chaotiques et incompréhensibles ou encore le vide quantique cher aux physiciens ou encore la vacuité de la claire lumière chère à la philosophie bouddhiste ?
Modèle : une petite mise au point s'impose concernant les notions de théories, modèles et explications établis par la science. La plupart des gens non scientifiques l'ignorent, ce qui est normal, mais aussi certains scientifiques, ce qui l'est beaucoup moins ! Un modèle ne décrit pas la réalité telle qu'elle est, mais seulement les phénomènes. Pour moi, ce qui fait justement la force et la beauté d'un modèle et, donc de la science, c'est qu'elle est réfutable. 
"une théorie qui n'est pas réfutable n'est pas scientifique.

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